La vigilance et fermeté à l’égard du radicalisme islamique

Le 3 juillet dernier le Sénateur Jean-Pierre VIAL profitait des questions écrites au Gouvernement, pour interroger le Ministre de l’Intérieur sur les mesures envisagées à l’égard du radicalisme islamique et tout particulièrement les salafistes et frères musulmans, en s’étonnant de la différence de position du Quai d’Orsay dans les alliances stratégiques déployées au Moyen-Orient.

Texte de la question :
En qualité d’élu de la Région Rhône-Alpes et plus particulièrement d’un des trois départements considérés comme sensibles au sein de notre Région, nous sommes bien évidemment et tout particulièrement interpellés par les récents évènements de Saint-Quentin-Fallavier.
Face à une situation dont les actes montrent tous les jours un peu plus la gravité et l’ampleur, nous ne pouvons qu’adhérer et soutenir le discours volontaristes du Président de la République et du Ministre de l’Intérieur.
Nous ne pouvons qu’adhérer à la déclaration du Premier Ministre concernant son engagement total contre le sallafisme et les frères musulmans.
Mais derrière cette déclaration d’intention, permettez-moi de vous interroger concrètement sur certains aspects de la politique du Gouvernement, au moment où le Parlement vient de débattre du texte sur la sécurité en sachant le rôle de première importance joué par Internet et les réseaux sociaux.
– Concernant les sallafistes, le Gouvernement tunisien vient de réagir fermement à la suite des derniers évènements, en décidant la fermeture de 80 mosquées sallafistes. Or, nous avons en France un nombre équivalent de lieux de prières sallafistes ; Quelles sont les mesures envisagées à leur égard ?
– Concernant les frères musulmans, nous connaissons les mesures prises ou envisagées à leur égard par plusieurs pays de la Méditerranée pour sortir de la radicalité de leur discours.
Or, non seulement aucune position semblable n’est affichée en France à l’égard d’organismes ou d’établissements qui relèvent clairement de la doctrine des frères musulmans, mais au même moment, la position du Quai d’Orsay semble bien différente des propos du Premier Ministre dans les alliances et stratégies déployées au Moyen-Orient.
En un mot, la position du Président de la République, du Ministre de l’Intérieur et du Premier Ministre ne peuvent qu’obtenir notre soutien total, encore convient-il que le Gouvernement nous précise certains aspects de sa politique face aux décisions à prendre et aux contradictions constatées entre la politique intérieure affichée et la politique extérieure réelle du Gouvernement.